BCF parle aussi le russe

9 septembre 2015

Notre cabinet au service des entreprises étrangères.

Les compétences linguistiques

Il y a deux ans, Ilya Kalnish a reçu l’appel d’un chasseur de têtes qui l’invitait à se joindre à l’équipe de BCF. L’objectif était de travailler avec le géant russe Yandex, qui exploite le moteur de recherche le plus populaire en Russie. Loin devant Google dans ses terres, la société cherchait à se développer à l’international.

« C’était une occasion que je ne pouvais refuser. BCF était non seulement à la recherche d’un spécialiste de la propriété intellectuelle, mais d’une personne avec une maîtrise de la langue russe », explique l'agent de marques et de brevets qui est depuis devenu associé au sein du cabinet.

En plus d’avoir acquis une solide expérience dans la rédaction et le suivi de demandes de brevets à l’échelle mondiale, Ilya a passé les 17 premières années de sa vie en Russie et en Bulgarie avant de partir étudier en Angleterre.

« Les aptitudes linguistiques de notre équipe nous donnent une longueur d’avance sur les autres cabinets, dit-il. Comme on discute avec les inventeurs dans leur langue maternelle, c’est beaucoup plus facile de cerner les détails techniques qui auraient tendance à se perdre dans une traduction ».

L’avocat Yury Smagorinsky croit aussi que c’est grâce à la maîtrise de la langue russe que le cabinet peut collaborer avec de grandes entreprises comme Yandex. Il souligne que la plupart des documents qu’il reçoit de ses clients sont écrits en caractères cyrilliques.

« Notre équipe est un mélange unique d’expériences, de qualifications et de capacités linguistiques, estime-t-il. Rares sont les firmes juridiques qui peuvent offrir des services comme les nôtres pour permettre à des sociétés russes d’accéder à de nouveaux marchés ».

Yury a vécu à Saint-Pétersbourg avant de déménager à Montréal à l’âge de 7 ans. À la fin de ses études en 2009, il a mis le cap sur New York où il a fait ses premières armes dans un cabinet international pendant deux ans. Il a travaillé sur plusieurs dossiers de litiges de propriété intellectuelle au Canada et aux États-Unis, avant de se joindre à l’équipe de BCF en début d’année.

Le réseau de contacts

À l’opposé, Sergey Gerasin a passé la majeure partie de sa vie professionnelle dans sa Russie natale où il a travaillé pour plusieurs organisations commerciales et organismes sans but lucratif. Il y a travaillé dans le domaine du droit immobilier et corporatif et il a été impliqué dans des dossiers liés aux partenariats publics-privés.

« Au-delà de ma maîtrise de la langue russe, BCF profite aujourd’hui de mes années d’expériences en tant qu’avocat en Russie et de tous les contacts que j’y ai créés », indique-t-il.

En 2011, il s’est inscrit en droit à l’Université de Montréal afin de se préparer pour la pratique au Québec. Il s’est ensuite joint à l’équipe de propriété intellectuelle de BCF deux années plus tard.

« C’est un univers complètement nouveau pour moi et je suis conscient que mon bagage linguistique a pesé lourd dans la balance », précise celui qui agit à titre d’avocat et d’agent de brevets stagiaire dans l’équipe.

Sa connaissance du russe lui donne aussi l’occasion de participer à des évènements de réseautage avec des entreprises en Russie et au Canada, à commencer par les rencontres de l’Association d’affaires Canada Russie Eurasie (CERBA). Le regroupement, dont l’une des branches est située à Montréal, organise souvent des séminaires pour faire découvrir de nouvelles occasions d’affaires sur le marché eurasien.

« Il ne faut pas oublier que plus de 200 millions de personnes parlent le russe et qu’elles ne vivent pas tous en Russie ; la langue est aussi parlée en Ukraine, au Kazakhstan et dans plusieurs autres pays de l’Europe de l’Est et de l’Asie centrale, fait valoir Sergey. La maîtrise du russe donne accès à un grand marché pour développer des affaires ».